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Louis Nauges

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Rappel

Selecting three Clouds Dans la première partie de cette analyse, j’ai présenté les trois grandes familles de Cloud Computing :

- Cloud Public.

- Cloud Communautaire.

- Cloud privé.

Les entreprises et les organismes publics vont, dans les années qui viennent, migrer l’essentiel de leurs applications sur ces différentes familles de «nuages».

Quelles sont les démarches possibles, les priorités ?


Démarche «classique» de migration vers le Cloud computing

Cloud virtualization Elle est poussée par tous les acteurs historiques de l’informatique ; le mot le plus entendu dans cette démarche est : virtualisation.

Il existe des dizaines de schémas comme celui-là qui, tous, font la même hypothèse :

Un voyage vers le Cloud commence par la virtualisation de vos serveurs.

Le discours est, en apparence, très cohérent, très rassurant :

- Commencez par virtualiser tous vos serveurs.

- Faites quelques expérimentations avec des solutions Cloud public.

- Ensuite, vous serez prêt pour une éventuelle migration plus importante.

Votre Cloud VMWare S Le tir de barrage médiatique est impressionnant ; je reçois toutes les semaines des invitations telles que celle-là, envoyée par VMWare, leader mondial de la virtualisation :

«Chez VMWare, nous parlons de votre Cloud»

Il s’agit bien de Cloud privé !

D’où vient cet amour soudain des fournisseurs de serveurs pour les solutions de virtualisation ? Il n’est pas très sorcier de trouver la réponse...

Une entreprise qui migre des applications sur des clouds publics ou communautaires ... arrête d’acheter des serveurs !

ZDnet - Hardware vendors days no data center Le titre de cet article récent, publié sur ZDnet.com est clair :

«Les fournisseurs de matériels se préparent pour le jour où plus personne ne va construire de centres de calcul».

Les fournisseurs industriels de Clouds publics et communautaires achètent beaucoup moins de serveurs ou les fabriquent eux-mêmes, comme Google ou Facebook, qui vient de faire, le 7 avril 2011, une annonce majeure.

Logo Open Compute Project Facebook a publié, en «Open Source», sous le nom «Open Compute Project», toutes les caractéristiques et les plans des serveurs et des «data centers» qu’ils ont développés en interne au cours des 2 dernières années.

J’y reviendrai rapidement dans ce blog.

Sheeps Je vais, une fois de plus, prendre une position contraire à celle de la majorité ; je ne suis vraiment pas très «mouton de Panurge» !

Commencer un voyage vers le Cloud Computing par la virtualisation est ... une très mauvaise idée !

La virtualisation devrait être la ... dernière étape du processus, comme je vais le proposer dans une démarche plus moderne, plus innovante.

Virtualization N’oublions pas que la virtualisation est une démarche d’optimisation qui n’a de sens que lorsque les serveurs sont très mal utilisés, avec des taux d’activité souvent compris entre 5 % et 20 %.

Les grands acteurs industriels du Cloud public, tels que Facebook ou Google, ne font pas appel à la virtualisation ; leurs serveurs ont des taux d’utilisation qui dépassent les 80 % et rajouter une couche logicielle de virtualisation réduirait la performance de leurs solutions.

 

Une démarche innovante de migration vers les trois clouds

Les PME et TPE peuvent rapidement migrer sur des environnements 100 % clouds publics et communautaires, en abandonnant leurs serveurs «privés».

Ce n’est pas le cas pour les entreprises, grandes et moyennes, de plusieurs centaines à plusieurs milliers de collaborateurs ; c’est pour ces entreprises que la démarche proposée ici prend tout son sens.

La segmentation des applications en quatre familles bien distinctes est la clef de la réussite de cette démarche.

Infrastructures 3 clouds:usages

- Usages structurés métiers : toutes les applications informatiques qui sont spécifiques d’un secteur d’activité : gestion en temps réel d’une raffinerie de pétrole, réservation aérienne, gestion des droits à la retraite...
Ce sont des applications qui n’ont aucune valeur pour une entreprise qui n’est pas dans le secteur. J’aurais beaucoup de mal à vendre à une grande banque une application d’optimisation d’un parc de conteneurs !

- Usages structurés soutien : ce sont des applications transverses, qui existent dans toutes les entreprises, quel que soit leur métier : CRM, pilotage des ressources humaines, gestion budgétaire, gestion de projets...

- Participatique = Bureautique 2.0 et nouveaux usages. Ce sont toutes les applications universelles, que toute personne peut utiliser : messagerie, tableur, blog, réseaux sociaux... Pourquoi les segmenter en deux ?

- Bureautique 2.0 : ces outils sont massivement déployés dans les entreprises ; on estime qu’il y a environ 1 000 millions d’utilisateurs de Microsoft Office dans le monde. En 2020, plus personne n’utilisera ce produit en fin de vie.

Cette migration de 100 millions de personnes par an vers des solutions «Cloud» représente un challenge humain et organisationnel majeur !

- Nouveaux usages : blogs et wikis sont encore peu répandus dans les entreprises ; il est paradoxalement plus facile de faire accepter de nouveaux outils que de remplacer des outils existants !

On peut maintenant répondre concrètement à la question suivante :

Quelles applications, sur quels clouds ?

 

Répartition des applications sur les trois clouds

Un rapide rappel

MultiTenant Les applications en mode SaaS, Software as a Service, ont trois caractéristiques essentielles :

- Elles ne fonctionnent que sur des clouds publics ou communautaires.

- Elles sont toutes «multi-tenant», multi-locataires, ce qui signifie qu’une même instance du logiciel est partagée par des milliers de clients.

- Le modèle économique est basé sur la tarification d’un «service», lié à la durée et au nombre d’utilisateurs.

Infrastructures 3 clouds:usages - migration

Participatique : seule réponse = SaaS sur clouds publics

(flèche 1 sur le graphique)

Exchange mail Il ne viendrait plus à l’esprit d’un seul responsable informatique raisonnable de continuer à gérer en interne des serveurs de messagerie ! Ce sont des «commodités» que des professionnels gèrent beaucoup mieux, beaucoup moins cher que ne peut le faire une entreprise en interne, quelle que soit sa taille.

C’est encore plus vrai pour les nouveaux usages : installer un Twitter en interne ?

Zoho, Google Apps sont deux exemples de solutions «natives Cloud» qui couvrent très bien les attentes des entreprises, qu’elles aient 10 ou 100 000 utilisateurs. Problème réglé !

 

Applications soutien : seule réponse = SaaS sur clouds publics

(flèche 2 sur le graphique)

En 2011, on doit faire l’hypothèse suivante :

Quelle que soit mon besoin d’applications soutien, il existe de très bonnes réponses en mode SaaS, sur des clouds publics.

SaaS C’est une excellente nouvelle pour les DSI et pour les directions métiers : ils peuvent déployer rapidement, à un coût raisonnable, des applications industrielles, robustes, qui ont déjà fait leurs preuves chez des milliers de clients.

Pour chaque fonction soutien, il existe maintenant plusieurs réponses SaaS, qui couvrent l’essentiel des familles de besoins. Quelques exemples :

- CRM : Salesforce pour des usages haut de gamme, Zoho pour des solutions plus légères.

- Gestion de projets : Basecamp pour les petits projets, Clarizen, pour les projets complexes.

- Pilotage des performances de l’entreprise : Talentsoft ou SuccessFactors.

 

Applications métiers : double réponse = clouds communautaires et privés

(flèches 3 et 4 sur le graphique)

Les scénarios sont différents pour les applications métiers : des solutions SaaS «universelles» ne peuvent pas exister, par définition.

Ce sera le domaine privilégié des clouds communautaires, longuement présentés dans la première partie de cette analyse.

Progressivement, banques, assurances, sociétés pétrolières et autres métiers vont réaliser qu’il est plus efficace et économique de mutualiser des applications métiers, quand ... elles ne sont pas un élément fort de compétitivité ou de différentiation.

Le nombre et la variété des clouds communautaires devraient croître très vite au cours des 3 à 5 prochaines années.

Community cloud Government Il est très encourageant de constater que les organismes publics aux USA s’y mettent aussi, comme le montre la création de ce site communautaire mis en œuvre par le GSA (General Services Administration).

Reste le «dernier carré» des applications métiers qui ne sont pas disponibles sur un Cloud communautaire ou que l’on souhaite développer de manière spécifique pour se différencier de la concurrence.

Dans ce cas, et dans ce cas seulement, un Cloud privé prend tout son sens.

Quelles infrastructures pour un Cloud Privé ? Il existe au moins trois approches différentes :

- Gérer soi-même son Cloud privé : l’entreprise prend la responsabilité de la construction et de la gestion d’un centre de calcul propre. Pour de très grandes entreprises, cette solution peut tenir la route ; si nécessaire, la virtualisation des serveurs devient envisageable.

- Faire héberger son Cloud privé : cette démarche est bien connue ; l’entreprise confie son Cloud privé à un tiers tout en gardant le contrôle de son évolution.

VPC AWS - S’appuyer sur un VPC, Virtual Private Cloud, proposé par de grands acteurs du Cloud pubilc comme Amazon. Dans ce cas, l’entreprise gère elle-même un espace privatif dans les centres de calcul du fournisseur, avec un maximum de garanties en termes de fiabilité et de sécurité.

 

Résumé : la démarche industrielle des trois nuages

Toutes les entreprises, quelles que soient leur secteur d’activité et leur taille peuvent maintenant industrialiser leur Système d’Information en mettant en œuvre une stratégie Cloud Computing basée sur quatre principes forts et simples :

Three clouds + logos

1 - Seules des applications accessibles depuis un navigateur moderne sont autorisées ; c’est la seule fenêtre universelle sur tous les clouds !

2 - Toutes les applications universelles, «participatique», sont choisies dans des clouds publics.

3 - Toutes les applications informatiques «soutien» sont choisies dans des clouds publics.

4 - Les applications informatiques métiers sont déployées dans des clouds communautaires quand ils sont disponibles ou dans des clouds privés.

Il ne vous reste plus qu’à passer à l’action !

 

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Louis Naugès is Founder & President of Revevol, the first European Consulting organization 100% dedicated to SaaS and Cloud Computing. He has 30 years of IT experience. Very few people in Europe have his knowledge and expertise in Cloud & SaaS technologies and applications. He works directly with CIOs of very large organizations. Revevol is the first EMEA distributor of Google Apps and the largest worldwide organization deploying Google Apps is one of Revevol's clients.