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Louis Nauges

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Le principal obstacle au Cloud Public, dont personne n’ose parler...

 

AdS DPC Hand brake S 69628596Vous croyez connaître les principaux freins au déploiement du Cloud Public.

Depuis plus de dix ans, toutes les enquêtes menées à ce sujet mettent en avant les mêmes dangers du Cloud Public :

 

  • Sécurité des accès, du stockage des données.
  • Confidentialité des données.
  • Contraintes légales.
  • Localisation des données.
  • ...

Ce graphique, extrait de l’étude «Cloud Security Report», publiée en juillet 2016 par Spotlight, confirme que ces freins sont toujours là.

Cloud adoption barriers

Et si ces freins n’étaient que des alibis, des excuses pour masquer une crainte beaucoup plus forte, diffuse, présente chez tous les dirigeants, chez tous les informaticiens ? 

J’ai récemment pris conscience qu’il y avait beaucoup de «non dit» derrière les blocages évoqués par mes interlocuteurs quand j’essaye de les convaincre d’accélérer leur migration vers des solutions Cloud Public pour les infrastructures et les applications informatiques de leur organisation.

Il est vital de mettre en évidence cette barrière «invisible», d’amener les responsables à s’exprimer sur ce sujet ; c’est ce que je vous propose de faire dans ce billet.

  

La perte de contrôle

AdS DPC Control Puzzle S 81188889La culture dominante dans les entreprises est encore celle du «Command and Control», héritée du monde militaire. Les dirigeants, quel que soit leur domaine d’activité, sont supposés «contrôler» dans les moindres détails leur espace de responsabilité.

C’est aussi le cas dans le domaine des Systèmes d’Information. Dans le monde informatique historique, «pré-cloud public», les informaticiens avaient le contrôle d’un très grand nombre de composants du SI. La liste suivante, non exhaustive, en donne quelques exemples :

  • Le nombre, la localisation, la taille des centres de calcul.
  • Le choix des fournisseurs de matériels : serveurs, disques, routeurs...
  • La sélection des systèmes d’exploitation à installer : Windows Server, Linux, zOS...
  • Les ERP à mettre en œuvre : SAP, Oracle Applications, Microsoft Dynamics…
  • Les ESN, Entreprises de Services Numériques, chargées de mettre en œuvre, gérer ces applications ou ces infrastructures.
  • Décider du rythme de mise à jour des logiciels, des systèmes d’exploitation.
  • Préparer, dépouiller des appels d’offres et choisir les vainqueurs.
  • Définir, imposer un «Master PC» aux utilisateurs internes.
  • ...

Ce mode de fonctionnement donnait aux informaticiens un sentiment de pouvoir, de possession et donc de contrôle. Ils étaient propriétaires, voyaient leurs actifs et pouvaient faire visiter leurs centres de calcul.

AdS DPC Hand on lightning S 102020317

Les équipes informatiques pensaient aussi avoir le contrôle total des applications et de maîtriser le calendrier de leurs évolutions. L’informatique fantôme, le cloud fantôme ont vite montré que ce contrôle était très relatif ! 

Hélas, tout cet espace historique de pouvoir et de contrôle est balayé par l’arrivée du Cloud Public.

  

Cloud Public, vecteur de perte de contrôle ?

Après plus de dix années de croissance, les solutions de Cloud Public, IaaS, SaaS et PaaS sont aujourd’hui les meilleures solutions informatiques du monde, pour toutes les entreprises, quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité.

La croissance de ces solutions est forte, irréversible, comme le montre cette analyse d’IDC, même si elle ne va pas assez vite à mon goût ! Entre 2015 et 2020, la part du Cloud Public dans les infrastructures devrait passer de 19 % à 31%.

IDC Public Cloud vs Classical - 2015 - 2020

Quand une DSI bascule la majeure partie de ses infrastructures sur AWS, GCP (Google Cloud Platform) ou Microsoft Azure, elle accepte de perdre le «contrôle» des composants matériels de cette infrastructure, et c’est difficile à accepter, surtout au début. Ces géants industriels du IaaS proposent des «services» d’infrastructures, mais ce ne sont pas leurs clients qui vont leur dicter les choix techniques ou de fournisseurs.

Quand une DSI bascule toutes ses applications «Support» vers des solutions SaaS, elle accepte de perdre le «contrôle» sur les infrastructures sous-jacentes, sur le rythme des mises à jour et sur l’évolution des fonctionnalités de ces solutions SaaS.

Quand une DSI bascule l’essentiel de ses développements sur des solutions PaaS, proposées aujourd’hui en priorité par les grands acteurs du IaaS, elle accepte de perdre le «contrôle» sur le fonctionnement de ses plateformes de développement.

 BIS Cloud Public - Infra, Soutien, Métiers - copieLes fidèles lecteurs de ce blog auront reconnu dans cette analyse le modèle B I S, Business, Infrastructures et Support qui sert de base à la construction des SI innovants.

En clair, cela signifie que les informaticiens doivent accepter de perdre le contrôle des composants des couches basses de leur SI, de tout ce qui était avant dans leurs domaines de compétences. Ce sont aujourd’hui des «commodités» gérées de manière beaucoup plus efficace par les professionnels du Cloud Public.

Que c’est difficile à accepter !

C’est cette réticence à perdre le contrôle qui explique le succès des solutions dites de «Clouds Privés». Les fournisseurs historiques de solutions surfent sur cette vague de la peur de perte de contrôle pour proposer aux DSI traditionnelles de construire des clouds privés, de déployer des logiciels «on premise».

Il n’y a pas d’autre raison «logique» pour expliquer pourquoi cette absurdité technologique et managériale que sont les Clouds Privés a autant de succès.

En résumé :

Cloud Privé = Cloud Public, sans ses bénéfices + illusion du contrôle.

  

Le Cloud Public, un meilleur contrôle de son SI ?

AdS DPC Cloud Safebox S 36350942Abandonner le contrôle des briques de base de son informatique pour reprendre le contrôle de l’essentiel, de son Système d’Information (SI) : c’est le très bon «deal» que permet le basculement vers le Cloud Public.

Quand la rationalité l’emporte, quand les choix technologiques sont pilotés par des analyses objectives et sérieuses, les solutions de Cloud Public l’emportent à chaque fois. La bonne nouvelle supplémentaire, c’est que l’entreprise et la DSI vont pouvoir reprendre le contrôle de leurs véritables choix en matière de SI.

Dans la logique B I S évoquée dans le paragraphe précédent, les décisions importantes deviennent plus faciles à prendre :

  • Infrastructures IaaS : choisir les solutions les plus innovantes, proposées par des fournisseurs «Cloud Public Natifs», AWS ou GCP, ou préférer des solutions plus traditionnelles des fournisseurs «legagy» tels que Microsoft ou IBM.
  • Applications SaaS pour les usages Support : la DSI peut imposer aux métiers le choix exclusif de véritables solutions SaaS, multitenant, comme je l’ai évoqué dans un billet récent. En même temps, les métiers reprennent la main sur le choix définitif de la solution SaaS qui leur paraît la mieux adaptée à leurs besoins.
  • Usages cœur de métier, développés sur des plateformes PaaS : les entreprises peuvent reprendre le contrôle de leurs applications les plus importantes, porteuses de compétitivité et de différentiation. En acceptant de redonner son prestige perdu au très beau métier de développeur, d’ingénieur logiciel, les entreprises vont s’affranchir du joug que faisaient peser sur leurs épaules les ERP intégrés catastrophiques, sources de coûts monstrueux, de rigidités insupportables et de délais d’évolution qui se mesuraient en années. 

Cette prise de contrôle peut aussi être étendue à d’autres composants importants d’un SI tels que :

  • Les postes de travail. En privilégiant l’usage exclusif des navigateurs pour toutes les applications, les DSI reprennent la main sur les postes de travail en offrant à leurs clients internes une plus grande variété d’objets d’accès, des smartphones aux PC portables en passant par les Chromebooks.
  • Les réseaux LAN. Les entreprises peuvent innover, s’appuyer sur les solutions industrielles sans fil, WiFi, 3G et 4G pour créer des espaces de travail où chaque client interne peut se connecter en tout lieu, sur n’importe quel objet d’accès.
  • Les réseaux MAN/WAN. Dans ces domaines aussi, les DSI peuvent reprendre le contrôle de leurs choix en s’affranchissant de la main mise des opérateurs historiques qui leur proposaient des accès MAN «dit professionnels» à des prix de gangsters où des réseaux MPLS totalement démodés.

Les entreprises, aidées par leur DSI, peuvent à nouveau reprendre la main, faire des choix, prendre des décisions, composant par composant. Une nouvelle gouvernance du SI devient envisageable, rendue possible par les potentiels extraordinaires du Cloud Public, dans toutes ses facettes.

  

Synthèse

AdS Great DealPour les entreprises, choisir une stratégie «Cloud Public First» est un excellent deal ; il permet :

  • D’abandonner le contrôle de composants génériques, sans véritable apport métier, et de les confier à de vrais professionnels.
  • De reprendre la main sur l’essentiel, sur la gouvernance du Système d’Information, sur les choix qui ont une véritable valeur pour les performances de l’entreprise.

Une fois de plus, il faudra beaucoup de «courage» pour aller dans cette direction...

 

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Louis Naugès is Founder & President of Revevol, the first European Consulting organization 100% dedicated to SaaS and Cloud Computing. He has 30 years of IT experience. Very few people in Europe have his knowledge and expertise in Cloud & SaaS technologies and applications. He works directly with CIOs of very large organizations. Revevol is the first EMEA distributor of Google Apps and the largest worldwide organization deploying Google Apps is one of Revevol's clients.